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Imagine la suite - Participation #2 : quarkup

Rédigé par Waz / 20 janvier 2016 / Aucun commentaire

Salut ma petite truffe pralinée ! On continue encore un peu sur "Imagine la suite". Si tu l'as loupée, je t'encourage à lire la participation d'Elodie. Et n'oublie pas que tu as jusqu'à la fin du mois de janvier pour que je te publie ici et que j'illustre ton histoire !

Allez, on rembobine au début : Pierre se réveille après une soirée arrosée, sur un bateau. Il ne sait pas comment il est arrivé là, il n'y a rien ni personne aux alentours, il n'a pas faim, pas froid, il est complètement paumé. Et maintenant, voici comment quarkup imagine la suite...

Pierre est maintenant réveillé... mais depuis combien de temps ? Il ne saurait déjà plus le dire.
Le ciel est gris, il n'a ni faim, ni froid, ni le mal de mer. C'est d'autant plus étrange qu'il est d'ordinaire sujet à la nausée.
Il refait sans cesse le tour de l'horizon, mais rien ne se dessine sur cette ligne de mort entourant son frêle esquif.

Une secousse. Une vibration traverse l'embarcation. La mer est d'huile, et pourtant le craquement terrifiant de toutes les planches du bateau n'était pas une hallucination.
Tel une enclume, il reste figé. Pétrifié, il observe la coque. Est-ce une goutte ? Une brèche, une fuite ? Suis-je en train de sombrer ?
...
La pression est de plus en plus grande. Pierre est un roc, accroché à sa coque. Une boule remonte du fond de ses entrailles. Un frisson lui traverse la moelle épinière.
"J’avais pourtant regardé tout autour..."

Il en est maintenant certain, ça l'observe. C'est dans son dos, à l’horizon. Tétanisé, il ne peut détourner les yeux de ses pieds. Un grondement traverse le ciel. Ses dents claquent, et son estomac manifeste l’envie pressante de nourrir la faune aquatique environnante. Il lutte pour se retourner, et au final le spectacle s'offrant au bout du monde lui glace le sang...
Une vision le faisant sombrer dans l'éveil.

En sursaut, il reprend conscience sur un table grise. Métallisée. Oui, métallique est la meilleure définition de ce qui l'entoure maintenant. Cette fois son ventre ne se fait pas prier pour renvoyer un liquide blanchâtre sur le sol. Il a froid, il a faim, et il prend conscience de l'immensité informatique de la pièce.

Sur une centaine de m², les murs sont recouvert d'ordinateurs. Des câbles, immobiles, dansent au gré des lumières électriques d'une pièce sans ouverture sur l’extérieur. Du plafond descend un faisceau de fibres optiques directement sur un casque fiché sur son chef.
"Qu'est-ce que ... HEYYY ! Il y a quelqu'un.
- Ne criez pas, je suis là, ne vous inquiétez pas"
Dans un sursaut, il se retourne. Il n'avait pas remarqué sa présence.
"Surtout ne vous en faites pas, l'équipe de nettoyage se chargera de tout.
- Qu'est-ce que je fais là, qui êtes-vous ? On est où là ?
- Comment vous appelez-vous ?
- Merde ! Comment je m'appelle !? C'est vrai ça, je suis qui ? Pourquoi je ne me rappelle de rien ?
- Ne vous inquiétez pas, c'est tout à fait normal, c'est un des effets secondaire.
- Effet secondaire ? Secondaire de quoi ? Pourquoi vous ne répondez pas à mes questions ?"

La personne qu'il invective de la sorte est une jeune femme... ou un jeune homme... difficile à dire. En la voyant, il a une sorte de mauvais pressentiment. C'est comme s'adresser à un zombie... Rien dans sa manière de parler et de se comporter ne laisse deviner si c'est... QUOI ?
La "personne" vient de se retourner et parle dans un communicateur. On peut clairement distinguer les câbles à la base de son crâne, ainsi que la démarcation de son visage artificiel.
"Il est réveillé, équipe 3B-67 veuillez le prendre en charge jusqu’à sa chambre.
- VOUS ETES QUOI BORDEL !
- Je suis un cyborg d'assistance médical de la gamme C7-V mais vous pouvez m'appeler Sylvie.
- Un... robot ?
- Je veille sur votre bon état de santé. Et vos constantes m’inquiètent, je vais vous administrer un léger sédatif. Ne vous inquiétez pas"

A ce moment précis l'équipe 3B-67 fait irruption dans la pièce. Pierre... si c'est là son vrai nom, n'oppose déjà plus beaucoup de résistance. Il est chargé, amorphe, sur un fauteuil roulant et conduit dans des couloirs interminablement uniformes. Durant tout le trajet, Sylvie ne cesse de lui poser des questions sur les moindre détails de son rêve, sur ce qu'il a vu à l'horizon, sur la suite des événements.
Une fois arrivé à sa chambre, il est placé sur un lit.
A quelques mètres, un autre occupant le toise.
"Alors Pierre ? Dans le gaz ?
- Donc... je m'appelle Pierre ?
- T'a pas l'air plus frais que la dernière fois ?
- Qu'est-ce qu'y m'arrive ?
- T'en fais pas, la mémoire reviendra après un bon somme. De toute façon c'est le couvre-feu.
- On est où ?
- Ferme les yeux et repose-toi, il n'y a que ça à faire."

Quelques minutes plus tard, Sylvie se trouve maintenant avec le directeur.
Un homme moustachu, la quarantaine très énervé, est en train de lire un rapport posé sur son bureau.
"Merde ... MERDE ! MERDE ! MERDE et MERDE !"
Cette pièce donne sur l'extérieur. Les murs ne sont que d'immenses vitres donnant sur l'océan à perte de vue. Les installations visibles en contrebas donnent clairement le ton, c'est une plate-forme pétrolière. Du point de vue de Sylvie, les 358° d'horizon ne sont sectionnés que par la silhouette de l'homme en colère agité derrière son bureau. Elle répond calmement aux questions de cette dernière. Après tout, un androïde n'est pas programmé pour perdre son sang-froid.
"Et vous me dite que la simulation à été encore moins loin.
- La pression était plus forte.
- Mais il faut que nous progressions !
- Les constantes de tension étaient de 10% supérieures.
- HAHA et vous savez ce qui est 10% supérieur aussi ? C'est L'ouverture de ÇA !"

En disant ces mots, le directeur se retourne en jetant violemment le rapport contre la vitre derrière lui.
Sur les deux degrés derrière lui, tel l’œil de Sauron, se dessine une monstrueuse faille.
Une faille déchirant le ciel, la mer, et probablement l'espace-temps. Une faille ayant étrangement la forme d'une arche d'église, pointue en haut, oblique sur les côtés. Et au travers de cette arche, des tentacules verts s’agitent. Des tentacules empestant les relents de poisson putride jusqu'au travers du double vitrage.
"Que devons-nous faire monsieur le directeur ?
- Il n'y a plus qu'une chose à faire... allez me chercher le fossoyeur !"
Malgré toute son inhumanité, Sylvie ne peut retenir un frémissement... Un dossier glisse de ses doigts froids vers le sol...
"Le... le fossoyeur ? ...vraiment ?
- Oui. Allez me chercher François Theurel !"
Puis prenant une grande inspiration il ajoute pour lui-même :
"Je ne vois plus que lui pour savoir quoi faire face à la pelle de Cthulhu"

Et quarkup se fend même d'une image pour illustrer cette incroyable chute :D

Si t'as rien bité à la fin, alors soit tu ne connais pas l'appel de Cthulhu, soit tu a encore à découvrir François Theurel aka "le Fossoyeur de Films". Que du bonheur.

Je trouve génial de voir à quel point la suite peut être différente d'une personne à l'autre... et j'espère recevoir très vite d'autres participations (deux potentielles à l'heure où je rédige ces lignes).

Sinon à côté, je travaille sur un speedpainting d'une toile sur le thème de la série animée Archer (que je te conseille TRÈS fortement), et j'ai 2-3 idées de BD dans ma besace. Donc voilà, si tu ne kiffes pas la lecture, on se retrouvera bientôt pour du dessin et des anecdotes idiotes !

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